l'ensemble cendrier-centre
symbole de la Genève
moderne des années 1960
Cendrier-Centre, achevé en 1968, s’inscrit dans le prolongement direct de Mont-Blanc Centre (1951-1954) : Marc J. Saugey propose un ensemble moderne, en contact direct avec la rue, les passants et les automobiles. Dès la conception de Mont-Blanc Centre, l’architecte envisage une reconstruction à plus large échelle, portant sur l’ensemble de l’îlot délimité par les rues de Chantepoulet, du Cendrier, Rousseau et Lissignol. Plusieurs variantes d’implantation sont alors étudiées, en fonction des opportunités foncières, mais toutes reposent sur un principe commun : une composition urbaine faite de tours posées sur un socle commercial, dans le prolongement de Mont-Blanc Centre le long de la rue du Cendrier. Ainsi, pour Cendrier-Centre, Saugey réalise deux tours de huit étages reposant sur une « galette » commerciale de deux niveaux, elle-même implantée sur cinq niveaux de sous-sol. Ce socle reprend la même coupe architecturale que celle de Mont-Blanc Centre : l’entresol, en porte-à-faux, surplombe le trottoir afin de permettre aux passants de longer les vitrines à l’abri des intempéries. Devant l’ensemble, la rampe d’accès au parking est disposée parallèlement au trottoir, affirmant la place centrale accordée à l’automobile, caractéristique de l’optimisme technologique des années 1960.